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Acquisition de Remorques neuves : Les 3 erreurs que je rencontre le plus souvent

Édito

Depuis près de deux ans, Laetitia Joly accompagne quotidiennement des transporteurs autour des enjeux de connectivité des remorques. À travers son expérience terrain, elle partage régulièrement ses observations afin d’aider les entreprises à mieux comprendre un environnement technologique en pleine évolution.

Depuis juillet 2024, j’échange avec transporteurs, constructeurs, et équipementiers autour de la norme ECE R141 qui implique l’obligation constructeur de vous livrer des remorques équipées de capteur de pression pneumatiques ;

Et depuis, ce constat revient régulièrement : les entreprises doivent prendre des décisions technologiques de plus en plus complexes alors que les offres se multiplient.

Voici les trois erreurs que je rencontre le plus souvent.

Confondre les différentes offres du marché

Rétrofit, première monte TCU, RCU. Derrière ces termes techniques se cachent des notions qui sont parfois utilisées comme des synonymes alors qu’elles répondent à des logiques très différentes :

Retrofit

Équipement installé après la mise en circulation du véhicule afin d’ajouter de nouvelles fonctionnalités (géolocalisation, suivi des pressions, température dirigée…).

Première monte

Équipement installé directement par le constructeur lors de la fabrication de la remorque.

TCU (Telematics Control Unit)

Boîtier connecté à l’EBS de la remorque qui collecte les données et les transmet vers une plateforme distante. En résumé, le TCU communique avec l’extérieur.

RCU (Remote Connectivity Unit)

Boîtier connecté à l’EBS qui transmet les informations uniquement vers la cabine des tracteurs compatibles G2RN. En résumé, le RCU ne communique pas avec l’extérieur.

Derrière ces termes techniques se cachent des notions qui sont parfois utilisées comme des synonymes alors qu’elles répondent à des logiques très différentes. Une décision prise aujourd’hui peut avoir un impact pendant plusieurs années sur la gestion des données, la maintenance des équipements ou encore la capacité à faire évoluer la solution.

 

Penser que le choix est déjà imposé

De nombreux transporteurs pensent devoir accepter la solution proposée lors de l’achat de la remorque.

Dans la réalité, plusieurs stratégies sont souvent possibles selon les besoins de l’entreprise, son organisation et les données qu’elle souhaite exploiter.

Le choix d’une solution connectée n’est pas nécessairement guidé par ce qui est disponible au moment de l’acquisition du matériel, mais par une réflexion plus globale sur les objectifs opérationnels et les contraintes du parc.

Chercher une technologie avant d’avoir défini son besoin

C’est probablement l’erreur la plus fréquente.

La première question ne devrait pas être :

« Quelle solution choisir ? »

Mais plutôt :

« Quels sont mes besoins ? « Quelles données me sont utiles ? Quels sont mes leviers de progression ? » « Comment les utiliser ? »

Suivi de questions tout aussi importantes :

  • Quels indicateurs permettront de mieux piloter l’activité ?
  • Quels processus souhaite-t-on améliorer ?
  • Qui utilisera réellement les données collectées ?

La technologie n’est qu’un moyen d’atteindre cet objectif.

Lorsqu’un besoin est clairement défini, il devient beaucoup plus simple d’évaluer les différentes options du marché et de sélectionner une solution adaptée.

En effet plus j’avance sur ces sujets, plus je suis convaincue d’une chose.

Les meilleurs projets ne sont pas ceux qui démarrent avec la meilleure technologie.

Ce sont ceux qui commencent par une vision claire des besoins de l’entreprise.

La technologie vient ensuite.

Et vous ? Où en êtes vous ?

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